Luc et Jean-Marc se retrouvent trois ans après leur séparation.
Dans ce bijou de texte tous les thèmes sont ici évoqués : crise de la quarantaine, la fidélité et l'infidélité, la mort, l'acteur pour qui le personnage a pris le pas sur l'homme qu'il est, et puis aussi l'homosexualité...
Faut il avouer son homosexualité pour fuir les questions sur la vie privé et jeter ce masque de petit gendre idéal derrière lequel on se cache ? Et puis faut-il alors se cacher derrière un autre masque celui du gentil homosexuel bien rangé ? Comme le dit Jean-Marc, dans ce cas là le coming-out ne sert que de prétexte, une manière de dire « j'existe » et de retomber dans l'ombre aussitôt,
Dilemme du professeur de français qui a un métier qu'il aime (l'enseignement) et qui voudrait vivre du métier de son rêve (l'écriture) sans y arriver. Il arrive à repérer le talent chez ses élèves et à le sublimer mais n'arrive pas à accomplir son propre rêve.
Et puis surtout cette intimité, ces discussions entre deux êtres qui se sont aimés et dont l'amour a été si fort qu'aujourd'hui il se sublime en souffrance. Ils savent tous les deux que s'ils se confient ce soir c'est justement parce qu'ils ont été si proches. Luc va perdre son père, Jean-Marc
On ressort de cette pièce troublé. Au fil des minutes je me suis identifié à l'un puis l'autre des deux personnages. Et puis il a fallu cacher ces quelques larmes qui coulent lorsque certains mots sont durs et résonnent.
Un bureau, deux verres, du cognac, un fauteuil, et deux acteurs talentueux à aller voir chaque mardi soir jusqu'au 11 décembre au théâtre La Comédia.










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